Nous apprenons avec soulagement aujourd’hui l’annulation d’un « Camp d’été évangélique » de 3 jours à destination de jeunes de 13 à 35 ans, organisé dans un espace privé à Parigné l’Evêque.
Une militante anti trans, Jannick Christen est à l’initiative de cet événement.
Elle est reconnue pour son engagement transphobe et dit avoir vécu une « guérison divine » de sa transidentité… Elle a écrit un livre nommé « Je croyais être un homme ». Nous craignions qu’il y ait des propos transphobes et des pratiques de thérapies de conversion lors de cet événement.
Les thérapies de conversion sont interdites en France depuis janvier 2022. Ces « thérapies » se basent sur le postulat que l’homosexualité et la transidentité sont des maladies qu’il conviendrait de guérir. Ces pratiques constituent désormais un délit dans le code pénal. « Les pratiques, les comportements ou les propos répétés visant à modifier ou à réprimer l’orientation sexuelle ou l’identité de genre, vraie ou supposée, d’une personne et ayant pour effet une altération de sa santé physique ou mentale sont punis de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende » selon l’article 1 de cette loi.
La transphobie est considérée comme un délit en France, reconnue par la loi depuis 2012, et est punie par des sanctions légales.
Nous avons interpellé Mme le Maire de Parigné, nos député-e-s, les associations de défense LGBTI ainsi que MIVILUDES Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires
qui accuse réception du signalement et le transmet aux services compétents.
Le centre d’accueil interpellé quant à lui nous a répondu ne pas être « l’organisateur » de l’événement et n’avoir donc aucune information à nous communiquer sur le déroulé de ce séjour.
Ce soir notre détermination a porté ses fruits puisque la mairie de Parigné a confirmé l’annulation de ce camp d’été.
Merci pour tout le soutien que nous avons reçu et la réactivité des différentes structures et personnes interpellées.

